20 janvier 2009
Through the Bamboo forest
Pascale Motais de Narbonne, 2008, acrylique et papier de soie sur toile
Commentaires
je vais prendre le contre pieds du tableau qui dégage à première vue sérénité et apaisement par une palette douce, sagement posée à l'horizontale. j'y ai plutôt une vue aérienne en plongée que traversante.le côté végétal se traduit bien par les effets en surface et j'entends le côté craquant de la paille japonaise ou la feuille séchée s'émiettant sous le doigt. Me reste la confrontation avec la toile et son créateur!les mots peuvent être trompeurs mais peu importe l'émotion est bien là malgré le filtre de l'écran.
J'aime beaucoup. C'est très évocateur, j'aime beaucoup les couleurs également.
Oui, c'est l'ambiguïté de ce tableau. Quand on pense à des bambous, on voit tout de suite une verticalité.Or,il évoque un long voyage initiatique semé d'embuches. Un long voyage à travers l'Asie; celui entrepris par le jeune Marco, parti adolescent et revenu homme. Les différents plans du tableau proposent un nouvel espace et un autre sens de lecture. On retrouvve la verticalité dans le format allongé du chassis.
Ce tableau était présent à l'exposition "Le Livre des Merveilles".
Lorsque je l'ai vu,fraichement accroché dans la salle d'expo, la première impression que j'ai eu : "qu'elle sérénité".
Le fondu des couleurs, c'est un appel au voyage...à faire à l'intérieur de soi où vers des contrées nouvelles.
Une impressionnante sensation de paix et d'harmonie.
AM
Merci pour les commentaires; cela me fait réfléchir aussi
Quand je les lis, je prends conscience à quel point il est particulier d'apprécier une oeuvre réalisée à partir d'un thème. Non seulement, il y a la part subjective du ressenti du spectateur face à la toile ( ou à la sculpture ou autre...)mais en plus, il y a une recherche d'intention. C'est-à dire une envie d'en savoir plus sur ce qui relie le thème, l'oeuvre, l'artiste, le spectateur. On se pose des questions.
On tente de trouver des réponses.
Les réponses viennent rarement de l'artiste qui rechigne souvent à "s'expliquer", car tout est dit dans l'oeuvre et expliquer sa technique ou le cheminement de sa démarche, surtout s'il agit de manière intuitive, semble pesant et reviendrait à un enfermement de son oeuvre. On crée pour laisser sa trace mais aussi une vie. Et donc quelque chose doué d'indépendance.
Pourquoi ces couleurs chatoyantes, ors, grenats? parmi le vert bambou, pourquoi ce nom en anglais? Je n'ai pas forcément de réponse. Pour le moment "Through the Bamboo forest", dort dans son coin, un peu délaissé, en attendant d'être à nouveau mis en lumière, un jour. Qui sait ?
qu'il dorme, pendant ce temps là, moi, je rêve et lui donne vie!
Ne m'as tu pas dit un jour qu'il n'était pas bon de tout expliquer dans l'abstrait?
Moi qui suis très rationnel et cartésienne, j'en ai pris note....
"trough the bamboo forest",C'est la majuscule de l'oeuvre, un voile de mystère sur la toile...
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